31 août 2007
un beau mois d AOUT!
Chere famille,
Chers amis,
Revoici des nouvelles sur mon blog, certains disent que cela faisait longtemps… je vous prie de bien vouloir m’en excuser, mais je suis entrain d’expérimenter que je ne dispose pas de mon temps aussi facilement que cela. Bref, voici quelques nouvelles.
Voici maintenant un peu plus d’1 mois que je suis arrivé au Cambodge, le temps passe incroyablement vite… du moins de mon côté ! J’avoue qu’il m’a bien fallu 3 semaines pour prendre mes marques et débrouiller maintenant, presque comme une alose dans la Garonne... Il ne me manque plus que la langue, et là je vous avoue que je ne suis pas encore bilingue. Désolé. Mais, vous dites-vous, qu’ai-je fait pendant ce premier mois à Phnom Penh !? Eh bien à vrai dire, pas grand-chose. D’abord, je suis contraint de rester la semaine sur la capitale pour prendre mes cours de khmer, à raison de 2 heures par jour (hors travail personnel, vous imaginez...). En dehors de ces créneaux, je vais à la messe, prépare les temps de prière des coopérants ainsi que la messe francophone, j’ai eu la joie de participer quelques heures sur 3 jours aux « JNC » (journées nationales du Cambodge –appellation personnelle), sorte de mini JMJ rassemblant des jeunes représentants de toutes les communautés catholiques du Cambodge ; ils étaient environ 300, dans une immense école en banlieue de Phnom Penh tenue par les Salésiens de Don Bosco. On peut être étonné du nombre si faible de jeunes rassemblés à l’échelle d’un pays mais, comme je vous le disais dans un autre message, les catholiques au Cambodge ne représentent pas 0,5% de la population (d’ailleurs, 2/3 de ces catholiques sont vietnamiens). J’ai quand-même été impressionné par la foi des ces jeunes, prémisse d’une riche moisson à venir, c’est certain.
Durant ce premier mois, j’ai pu aller chez les Missionnaires de la Charité du centre de Phnom Penh, maison d’accueil pour enfants orphelins, handicapés, mal aimés. Ce sont des femmes extraordinaires, toutes dévouées et très discrètes et qui font un travail efficace. Elles ont d’autres maisons dans le Cambodge, une en particulier où elles s’occupent de sidéens et où j’aurai l’occasion d’aller dans les prochaines semaines. Je suis allé dans d’autres associations ou ONG, mais je voudrais juste en citer une car elle nous ouvre sur une cruelle réalité ici, c’est l’association Claire Amitié. Son but ici est d’accompagner des travailleuses d usines de textile où elles sont exploitées. Ce sont souvent les chinois qui possèdent et gèrent ces usines et, malheureusement, la production à bas prix est à peu près leur seul critère de production. En ville par exemple, on voit souvent des camions type « armée », qui sont bondés de jeunes femmes cambodgiennes que l’on amène ou ramène de l’usine. Triste spectacle…
J’ai pris aussi un peu plus connaissance de l’Eglise du Cambodge, en partant par exemple un week-end vers le Sud du Cambodge, dans un « village » en pleines rizières où un Père des Missions Etrangères de Paris, le Père Olivier, a construit une église, une école maternelle, un collège, lycée et école professionnelle, un groupe scout. L’impulsion de ce projet, pour le Père, a été la présence d’un khmer catholique dans cette campagne. On était en 1997. Aujourd’hui, ce sont des centaines d’enfants et jeunes qui sont scolarisés et formés, c’est assez impressionnant. L’école bien sûr est ouverte à tous les jeunes, bouddhistes et catholiques, et ces derniers sont de plus en plus nombreux. C’est très beau de voir la prière des jeunes du Samedi soir : ils se retrouvent, en plein milieu de la campagne, une centaine, pour une adoration eucharistiques sur fond de refrains « Taizé » khmérisés…
Le week-end du 25-26, nous sommes partis à 6 volontaires dans l’extrême sud du Cambodge, à SihanoukVille. L’occasion de visiter de paysages côtiers complètement sauvages et magnifiques. C’est une importante bouffée d’air frais avant de se replonger dans la poussière de Phnom Penh. C’est aussi l’occasion pour nous de visiter les paroisses catholiques. En l’occurrence, à SihanoukVille, la communauté catholique a à sa tête un missionnaire thaïlandais. La messe était célébrée dans la seule église de la ville, qui est aussi une des rares églises du Cambodge à n’avoir pas été détruite pendant la période khmer rouge.
Au programme dans les jours qui viennent, des cours et encore des cours de khmer, des visites régulières dans les centres de malades des Missionnaires de la Charité, et surtout, la rentrée de la communauté francophone et donc la mise en place du programme de l’année : catéchisme, aumônerie, liturgies, retraites etc.
Je ne vous ai raconté que très vaguement ma vie, ma nouvelle vie cambodgienne, mais, c’est promis, à l’avenir je serai plus régulier dans mes nouvelles, et donc plus concis et plus digeste… Je souhaite a tous les etudiants et a mes frers seminaristes une bonne rentree, quelle chance! (Si vous saviez comme je vous envie...). Allez, à bientôt !
Bruno.
30 juillet 2007
Enfin arrive!!
Chers amis,
chers visiteurs,
(pardonnez les fautes de frappe et le fait quìl ny ait pas de photos, mais lordinateur est capricieux et le clavier anglo-saxon un peu derange...)
Aujourd’hui, Dimanche 29 juillet 2007, cela fait exactement une semaine que je suis arrivé à Phnom Penh (PP) ; voici donc venu le temps de vous donner quelques nouvelles.
Après un voyage d’une quinzaine d’heures, avec une escale à Taipei (Taiwan) de quelques heures, j’atterris donc à PP. Là, je suis accueilli par Damien, séminariste de Strasbourg, qui finit ses deux années de coopération au Cambodge et que je remplace. La température est, parait-il, assez clémente… 34°. Direction : la maison des coopérants MEP (Missions Etrangères de Paris). C’est une grande maison, simple mais agréable, en centre ville. Je suis très bien accueilli par les volontaires présents. On me montre ma chambre, je me pose enfin, Deo gratias !
Que vous dire après une semaine ?
Avant tout, il faut bien avoir en tête le désastre qu’a été pour le pays, à tous les niveaux (humain –exterminations, torture, destruction des familles, des consciences-, économique, religieux –aussi bien du bouddhisme que du christianisme, politique –royaume de la corruption-, culturel…) le génocide de Pol Pot. Les cambodgiens ne s’en sont pas remis, d’autant plus que le devoir de mémoire et de justice peine à se faire (les communistes sont toujours en place !).
L’Eglise : le deuxième jour, Lundi, j’ai eu la joie de faire la connaissance de Mgr Emile Destombes, premier prêtre à être revenu au Cambodge depuis la chute de Pol Pot, on est en 89. Vers la fin des années 90, il est ordonné évêque de PP. L’évêché est ce qu’il y a de plus simple, l’ancien évêché étant aujourd’hui la mairie de PP… Cela vous rappelle quelque chose, non ? La Messe, tous les jours de la semaine, a lieu entre 5h00 et 6h30 du matin selon les endroits et les communautés. Au départ, c’est un peu rude. Mais au Cambodge, c’est cela : peuple de paysans, les gens ont l’habitude de vivre avec le soleil, et, même en ville, on se couche vers 10h00 et l’on se lève vers 5-6h00… Mais revenons à la situation de l’Eglise : à
Allez, à la semaine prochaine !
16 juillet 2007
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04 juin 2007
PARAINNAGE
Cher ami,
voici ci-après la fameuse fiche de parainnage... Sachez que si je peux partir en mission avec les Missions Etrangères de Paris (MEP)(ainsi que beaucoup d'autres), c'est grâce aux dons des âmes généreuses. C'est pourquoi je me permet, au nom des MEP, de solliciter votre solidarité dans mon engagement!! Car en faisant ce don, c'est aussi pour vous une manière de partir avec moi. Sachez que votre don est déductible des impôts et que vous recevrez donc un reçu fiscal.
Enfin, sachez que le plus important c'est que vous me souteniez par la prière! Rien ne peut remplacer votre prière, même pas 1 million d'euros! Dans votre prière, vous pourrez penser en particulier à tous les missionnnaires qui sont partis en Asie et qui ont donné leur vie pour leurs frères au nom du Christ, dans des conditions souvent effroyables. Nous avons beaucoup à apprendre et à recevoir de ces martyrs!
Amicalement, dans le Christ,
Bruno.
Mon budget est le suivant :
- billet d’avion :1000 euros
- budget vie quotidienne : 1440 euros
- assurances maladie et rapatriement :1050 euros /an
PARRAIN Je soussigné : Mme / Mlle / M NOM :………………………………Prénom : ………... Adresse :……………………………….…………….....
Code postal : ……………Ville : ……………………… Numéro de Tel en cas de besoin : …………………..
Au profit du VOLONTAIRE MEP :
NOM du Volontaire : MAUREL
Prénom du Volontaire : Bruno
Pays de mission : Cambodge Durée de mission : 1 an
ou souhaite parrainer …………………….ponctuellement □ Oui, je fais un don de soutien de ……… euros, par chèque (à l’ordre du Séminaire des Missions Etrangères) □ Je désire recevoir un reçu fiscal à l’adresse ci-dessus mentionnée
ou souhaite parrainer …………régulièrement par chèque
□ Oui, je m’engage tous les mois à envoyer un chèque de
soutien de ……… euros (ordre: Séminaire des Missions Etrangères)
□ Je désire recevoir un reçu fiscal de la totalité de mes envois
à l’adresse ci-dessus mentionnée
Chèque à renvoyer à l’adresse suivante :
Missions Etrangères de Paris
Service Volontariat - Parrainage
128, rue du Bac - 75341 Paris Cedex 07
En mentionnant dans votre correspondance " pour le
Service Volontariat au profit de Bruno Maurel".
30 mai 2007
J'ai décidé de partir au Cambodge...
J'ai décidé de partir au Cambodge pour une durée d'1 an. En effet, après deux années au séminaire Saint Joseph de Bordeaux, (c'est-à-dire après les études de philosophie en particulier et avant les 3 ans de théologie), il m'a paru bon de prendre une année à l'écart, loin de tout, pour resaisir tout ce qui s'est vécu pendant ce début de formation. Et Dieu sait si l'on en vit des choses en deux ans de séminaire! Aussi, la logique dans laquelle je m'inscris est celle du service du frère (spéciale dédicace au diocèse de Bordeaux dont c'est le thème d'année!), c'est l'attitude même du Christ qui a dit: "Ce que vous avez fait au plus petit d'entre les miens, c'est à moi que vous l'avez fait".
A travers cette année au Cambodge, c'est à une rencontre toute particulière du Christ que je suis appelé, rencontre dans ces plus petits qu'Il chérit tant... - Mais, me direz-vous, des pauvres et des petits, on en trouve aussi chez nous! - C'est vrai, on en trouve aussi chez nous, même si les pauvretés ne sont pas les mêmes... peut-être même sont-elles pires chez nous! Cependant, l'expérience déracinante d'un pays lointain, d'une culture toute autre, d'une pauvreté matérielle immense, d'une terre encore fraîchement imbibée du sang du génocide khmer, d'un peuple qui souvent ne sait pas ce que signifie facilité, vacances, plaisir ou même famille; je me dis que ces gens ont quelque chose à nous apprendre du courage et du goût de l'effort, de la patience et du don de soi. Oh bien sûr!, il ne faudrait pas tout attendre d'une telle expérience, mais la vivre simplement sous le regard de Dieu, en repensant à ce qui s'est vécu il y a quelques années, et en offrant à ces gens quelque chose de soi, et surtout en recevant beaucoup d'eux. N'est-ce pas une saine attitude?
Ainsi, ma mission sera double: servir la communauté francophone de Phnom Penh, dans une paroisse précise (je vous dirai laquelle!), et servir dans un orphelinat avec les Missionnaires de la Charité (Soeurs de Mère Thérèsa). La mission pouvant évoluer au cours de mon séjour, je vous le signalerai alors.
Dès à présent, je me confie humblement à vos prières, ainsi que le peuple vers lequel je suis envoyé en mission. N'hésitez pas à me confier vos intentions de prière, j'aurai à coeur de les offrir au Seigneur pendant mes journées (Ces intentions, si elles sont personnelles, ne seront pas publiées sur le site).
Alors Duc in altum! Dans le Christ,
Bruno.





